Funjet Ultra qui dépasse les 300 km/h

28 juillet 2012 par laurent Laisser une réponse »

Multiplex vient d’ajouter à son catalogue une nouvelle Funjet, la FJU : FunJet Ultra, et nous vous proposons un exemplaire unique en son genre.

La première version avait déjà fait son effet sur le marché des ailes volantes, mais la FJU propose un nouveau design avec de meilleures qualités de vol et une résistance structurelle accrue grâce entre autre à une clé d’aile en carbone.

La FJU supporte d’avantage de puissance, plus rapide en vol, et précision de pilotage nettement supérieur à la précédente Funjet.

Attention avec la Funjet Ultra Speed made in Millenium, âmes sensibles s’abstenir. Grâce à la vitesse atteinte, ce modèle n’est pas à mettre dans toutes les mains.

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Le Combo Funjet Ultra Speed Made in Millenium ! chez Millenium Modélisme

Lire la 1ere partie ici

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Voici le matériel qui est inclus dans le kit Combo Millenium Modélisme :

Kit Funjet Ultra Multiplex

Moteur 1900KV

Hélice Graupner 6.5×6.5

Contrôleur 200A Opto

Deux servos Hitec HS-5085MG

Ubec 5A

Bâti alu

Adaptateur d’hélice

Batterie Lipo 6S 2700 mah

Plat carbone

Guignols

Chapes de 2mm avec les quick link

PK OR de 4 mm

Jonc carbone de 1.5mm

3 rallonges de servos 27 cm

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Je vais éviter de vous décrire le montage de la Funjet Ultra pas à pas, car la notice Multiplex est très explicite, et il n’y a aucun intérêt avec notre exemplaire spéciale Made in Millenium !. Je vais surtout insister sur les grosses modifications que j’ai apporté pour atteindre en toute sécurité les 300 km/h.

J’ouvre une parenthèse de suite avant de poursuivre mon article, afin de vous prévenir que le Combo Funjet Ultra Speed Made in Millenium, n’est pas à mettre dans toutes les mains. Il est fortement conseillé de posséder beaucoup d’expérience car grâce à la vitesse atteinte, la Funjet Ultra ne pardonne aucunes erreurs de pilotage, et ceux pendant toutes les phases de vols (décollages ; en vol elle s’éloigne très vite ce qui demande une attention particulière pour ne pas la perdre de vue ; atterrissages).

–         Des servos puissants vendus dans le Combo Millenium

Je débute le montage par la découpe des ailerons à l’aide d’un scalpel, en effet,  je préfère installer deux charnières à axes métalliques que je colle à l’époxy. Vu que les ailerons sont détachés, j’en profite pour les coller à la cyano uniquement au niveau du bord de fuite, un plat carbone de 3 mm, ce qui rigidifie beaucoup l’aileron.

Ensuite j’enchaîne par l’installation d’un guignol en plastique dont la fixation traverse l’aileron par l’intermédiaire de deux vis acier, en effet le guignol d’origine est juste collé dans la fente prévue par Multiplex, et en surface.

Du côté des servos d’ailerons, deux Hitec HS-5085 MG sont inclus dans le Combo. Le couple annoncé par Hitec est de 4.3 kg, et 0,13s/60° en 6v.

Concernant les puits de servos prévus d’origine par Multiplex, Il va falloir les agrandir légèrement, car les servos Hitec sont plus larges et hauts (par contre l’épaisseur passe sans soucis dans le profil de l’aile et ne dépasse donc pas).

Une fois les servos collés à la cyano dans leurs emplacements, on poursuit le montage en fabriquant les commandes à l’aide de kwick link de 2 mm,  côté palonnier avec une chape acier de 2 mm, et côté guignol la corde à piano est pliée en Z.   –  Ou sinon, 2e alternative que j’ai opté sur la 2e Funjet, à la place du Z il est possible d’installer un domino (qui n’est pas prévu dans le combo) et dans ce cas plier la corde à piano en L. Par contre je vous conseille de mettre du frein filet sur la petite vis BTR et l’écrou de l’autre côté du domino.

Pour la clé d’aile en carbone qui maintient les demi-ailes au fuselage, rien de spécial.  Je la colle à la cyano liquide. Je n’ai pas encore testé ces collages à l’époxy, car tout simplement Multiplex le déconseille dans sa notice. J’utilise l’époxy uniquement pour le collage des charniéres, néanmoins  elles peuvent être collées à la cyano, mais faut pas se louper car la prise est instantanée.

–         Modifications sur le fuselage avec l’installation de l’électronique

Après avoir assemblé la Funjet,  j’attaque par le gros œuvre ! C’est-à-dire à l’aide d’une dremel . Il faut retirer de la matière à l’intérieur de la verrière et sur la coque supérieure du fuselage, pour deux raisons :

1 – pour pouvoir clipser la bulle sur le fuselage, car à d’origine la Funjet est prévue pour une batterie Lipo 4S maxi, là nous utilisons un 6S, donc ça ne rentre pas en hauteur et ça bloque légèrement en largeur.

2 – afin de laisser l’air transiter dans le fuselage, ce qui permet de refroidir tout le matériel électronique embarqué.

Vu que  la Dremel est en route, continuez par alléger aussi le dessus du fuselage sur toute sa longueur, pour la même raison, évacuation de l’air. J’ai également effectué un trou sous le fuselage juste devant le contrôleur (200A opto). Il  ne chauffe pratiquement pas, ce qui permet à l’air chaud dégagé, de se faufiler vers l’extérieur.

Parlons, désormais du moteur ! un Inrunner de 1900KV (environ 3500w max avec la batterie 6S), équipé d’une hélice Graupner Speed 6.5×6.5 qui donne entière satisfaction vu le rendement en vol du moteur. J’attire votre attention car les hélices du combo ne sont pas du tout équilibrées, et pas qu’un peu !, autant les 6×6 ou les 7×7 y sont, mais les 6.5×6.5 ???? Pourquoi Mr Graupner ????

Le combo comprend donc le moteur avec son hélice 6.5×6.5 et son adaptateur d’hélice. Le Combo Millenium est vendu avec un bâti moteur en alu. Pour un si gros moteur, je vous déconseille celui d’origine, qui est en plastique. Il accepte à priori jusqu’à 330W maxi, mais sa flexibilité reste un inconvénient majeur pour le moteur 1900kv. Il est certainement adapté pour les kits Multiplex, mais pas pour le notre.

Le bâti du Combo est parfaitement adapté au moteur. Non seulement il est en alu, mais il est surtout allégé pour un gain de poids facilitant l’évacuation de l’air. Ce dernier se monte facilement grâce à 4 vis acier collés au frein filet. Ensuite l’ensemble bâti/moteur, vient se fixer sur la tuyère à l’aide de deux vis BTR de 3 mm (pas besoin de frein filet vu que les vis rentrent dans du plastique). La tuyère est collée à la cyano sur le fuselage. Après 21 vols pour l’instant rien n’a bougé.

Vous avez la possibilité de régler le piquer du moteur à travers son support. J’ai opté pour la position 0, ce qui donne un comportement en vol totalement neutre.

Pour ce qui est de l’installation du moteur et du contrôleur dans le fuselage, rien de bien méchant, mais vu la dimension du contrôleur celui-ci ne rentre pas par l’arrière du fuselage. Il vous faut le passer par le devant afin de le glisser sous la clé d’aile, et venir connecter le moteur. Je vous conseille de rallonger de 4cm environ les fils du contrôleur, car celui-ci est bloqué par la largeur du fuselage, il est impossible de pousser le contrôleur plus loin. La connexion moteur/contrôleur se fait grâce aux PK OR livré dans le combo.

Concernant le contrôleur, j’ai retiré la gaine thermo qui le protège. Si vous faite de même, il vous faut maintenir le fil 3 brins qui se branche au récepteur à l’aide d’un rislan, et du joint silicone transparent pour éviter que le fil se coupe avec les vibrations.

Pour obtenir un bon centrage, voici en détail le positionnement des éléments à bord de la Funjet : nous avons le moteur, ensuite le contrôleur, puis viennent le Ubec et le récepteur juste devant. La place est compté et c’est difficile de faire rentrer tout le monde, mais on y arrive !. Puis on trouve dans le nez la batterie 6S 2700 mah 65C en continu et 130C en pointe (je n’ai pas contrôlé les chiffres annoncés par le fabricant!, mais ce qui est sur, c’est que le combo donne entière satisfaction du côté puissance et vitesse !). Dans cet ordre ;  le centrage conseillé dans la notice, et qui s’avère bon en vol, s’obtient sans adjonction de plomb ;  la batterie doit être positionnée juste après les des deux pattes de fixations de la verrière ; le Lipo est maintenu dans le fond du fuselage, grâce à un velcro autocollant et d’une sangle qui est collés sur les côtés.

Pour alimenter le récepteur, le combo est vendu avec un Ubec de 4A en continu et 5A max, pour cela, je soude une prise de servo femelle sur les fils de la prise d’équilibrage (et une prise male du côté de l’Ubec). Le fils noir sur le moins commun, et le fil rouge du Ubec sur le 2e fil de la cellule n°2 (le vert) de la prise JST-XH, ce qui donne une tension de 8.4v maxi. Le Ubec accepte jusqu’à 42v de toute façon donc vous avez la possibilité de le connecter sur le + et – de la batterie. Vous avez la possibilité, par l’intermédiaire d’un switch, de choisir la tension qui alimente le récepteur, 5 ou 6v.

–         Funjet Ultra Speed en vol

Avec la batterie de 2700 mah, on obtient 2 minutes 45s (50s) d’autonomie environ, bien que les équipements électriques ont bien progressés, à l’heure actuellement il est difficile d’avoir puissance et autonomie pour un sujet comme la Funjet. C’est soit l’un, soit l’autre ! D’un autre côté 2 minutes 45s de vol c’est largement suffisant pour s’offrir une grosse montée d’adrénaline!

Après 2 minutes 45s de vol, la consommation est de 2300 mah environ, tout dépends comment vous avez géré la puissance durant ce temps de vol. Ce qui donne approximativement 3.6v par élément. Donc cela nous laisse une petite marge de sécurité pour ne pas atteindre le seuil fatidique des 3v par élément.

Côté consommation du moteur, avec la batterie 6S pleine charge, l’hélice 6.5×6.5, celui-ci consomme au max et au sol, 140A.

A la fin d’un vol, la température des éléments suivants sont tout à fait correct (température extérieure 10°) : Moteur : 38°. Contrôleur : 63°. Batterie : 48°

Je n’ai pas contrôlé ces chiffres avec une température extérieure plus élevée, mais je surveille très régulièrement la température du contrôleur et de la batterie, et malgré quelques vols très musclés lors de meeting, le matériel n’atteint pas des températures trop élevées.

Décollage/lancé :

Le régime de rotation du moteur est de 42000 tours. A ce niveau de performance, le moindre déséquilibrage de l’hélice peut avoir des conséquences dramatiques. Réalisez un essai en statique du moteur en le poussant progressivement jusqu’au maximum, afin de vous assurer qu’il n’y a pas de vibrations et que rien ne cassera en vol.

Avant d’effectuer le 1er vol, faites un test de portée radio en demandant à quelqu’un de vous assister, c’est peut être ridicule mais il faut y penser avec ce genre de machine.

Comme vous avez pu le voir sur la vidéo, elle a une grosse tendance à s’incliner à gauche pour se mettre sur la tranche après le lancé (malgré mes deux lanceurs officiels qui sont habitués à me la jeter correctement, un grand merci à eux d’ailleurs). Si vous décollez plein gaz elle se vrille encore plus à cause de l’effet de couple, et vous la retrouverez sur le dos, si si j’ai déjà eu le cas trois ou quatre fois !.

En la jetant mi-gaz l’effet est diminué, mais existe malgré tout. Il faut gérer tranquillement au niveau des ailerons, en corrigeant de suite à droite après le lancé. J’ai contré cette effet en utilisant une configuration de vol uniquement pour le lancé. Cela consiste à relever les gouvernes de 2mm pour décoller et de les abaisser par la suite.

Je vous conseille de coller une bande de velcro (celui qui possède les picots) sur chaque flanc du fuselage, là ou le lanceur pose sa main, cela évite qu’elle glisse au moment de la lâcher.

Dès que la Funjet est dans son élément, juste après que mon lanceur la lâche, je mets les gaz progressivement, si besoin s’en fait sentir (comme par exemple sur le 2e lancé de la vidéo, effectué par l’homme à chapeau !), pour qu’elle prenne vite de l’altitude et surtout que les gouvernes soient soufflées rapidement pour se sortir d’une situation dangereuse. Je réduis les gaz après quelques secondes, et déjà là elle est très loin !

Débattements :

Voici mes réglages :

Ailerons : 7 mm / Expo : 40%

Profondeur : 11 mm / Expo : 40%

Et les réglages de la notice :

Ailerons : 8 mm

Profondeur : 10 mm

En vol :

Alors là je kiff ! J’ai toujours voulu posséder un avion de vitesse qui est capable d’atteindre ou de dépasser les 300 km/h. Sans pour autant avoir une machine très onéreuse, et qui demande beaucoup d’entretien comme peuvent l’être les racers thermique de compétition, qui sont uniques en leur genre.

Je suis franchement étonné de l’étendue de la plage de vol de la Funjet, que ce soit à basse ou très haute vitesse, elle vole comme positionnée sur un rail. Elle dévale le terrain sur toute sa longueur, gaz coupé, en volant uniquement sur son inertie emmagasinée après un passage plein gaz à plus de 300.

Au-delà dès 60% de gaz, le moteur commence à hurler et le rythme devient infernal, elle part comme une balle. En meeting tous les modélistes s’arrêtent pour voir se qui se passe ! Gaz à fond, la balle devient un obus qui déchire tout sur son passage. Ça va vite, même très vite, ça hurle très fort en passant devant mes moustaches, c’est tout ce que je voulais !.

Avec l’hélice Speed Graupner 6.5×6.5, la poussée est énorme, il en résulte des montées verticales illimitées et très rapides. Cette hélice est un bon compromis entre vitesse de vol et capacité ascensionnelle qui permet de passer des figures dans les 3 dimensions.

Par contre, j’attire votre attention sur son visuel en vol, en effet malgré ma déco à base de jaune, couleur qui se voit le mieux en l’air, j’ai tendance à la perdre de vue au-delà de 150M, une à deux fois par vol. Je demande systématiquement à un copain de club d’être à côté de moi, afin de savoir dans quelle position elle se trouve. 4 yeux valent mieux que deux ! Surtout avec un ciel très gris.

Je dois anticiper en permanence les virages et son taux de roulis selon le régime moteur. Plein gaz, elle a tendance à engager à gauche aux ailerons. Si vous venez à être dépasser par la machine, j’ai qu’un seul conseille, couper les gaz et dégager vers le haut.

Elle prend énormément de place en vol, et quelle présence ! Pour faire évoluer cette bombe, le terrain doit être totalement adapté à son évolution, soit dégagé et sans habitation car elle fait beaucoup de bruit (le moteur hurle, avec la 6.5×6.5, il atteint 42180 tours/minute).

Test du décrochage : En altitude de sécurité, je coupe les gaz et tire la profondeur progressivement au maximum pour faire un test de décrochage. La Funjet lève le nez, se cabre dans un premier temps et s’enfonce sur quelques mètres pour décrocher plutôt lentement, je m’attendais à pire !, mais c’était à prévoir avec ses 89 g/dm2.

Avec le combo Funjet Made in Millenium, vous ne passerez plus inaperçus sur les terrains et dans les meetings…..

Atterrissage :

Avec le centrage préconisé dans la notice, la Funjet reste plutôt saine malgré son surpoids. Je n’ai pas testé avec un centrage plus arrière, et je n’en vois pas l’intérêt d’ailleurs car elle vole déjà très bien ainsi. Il faut cependant ne pas trop la chercher ! Elle reste tout de même plus lourde que celle d’origine (900g pour 62 g/dm2) pour 1296g pour 89.38 g/dm2 pour ce combo.

Par contre concernant l’approche, il faut aller très loin, car elle arrive vite et elle n’est pas facile à ralentir.  Mais généralement tout se passe très bien car elle est très solide et compacte.

–         Conclusion

Ce combo Funjet est un exemplaire exceptionnel. J’ai testé cette configuration durant 21 vols au moment ou j’écris cet article, et tout fonctionne tout à fait correctement. Je ne sais pas combien de vol le moteur et le contrôleur sont capables d’atteindre. Mais vu que ces deux composants majeurs ne chauffent pratiquement pas, je pense qu’il est possible de garder ce matériel en bon état longtemps.

Maintenant nous préférons, aussi, vous prévenir que vous avez dans les mains un produit inhabituel et rare, et que si le moteur effectue une centaine de vol, je pense que ce sera honnête et juste. Pour l’instant après une vingtaine de vol, le moteur fonctionne tout à fait correctement, pas de jeu au niveau des roulements, pas de bruit anormal. Du côté du contrôleur, rien à signaler. Il atteint des températures tout à fait satisfaisantes. Il faut pour cela bien ventiler l’intérieur de la Funjet. Vous devriez atteindre pratiquement les mêmes températures que j’ai noté plus haut.

Caractéristiques de la Funjet Made in Millenium :

Envergure : 783 mm

Longueur : 750 mm

Masse : 1296 g

Surface alaire : 14.5 dm2

Charge alaire : 89.38 g/dm2

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POUR :

  • Montage rapide.
  • Moulages précis.
  • Assemblage du kit facile et très rapide.
  • Aile stable (ne décroche pas), commandes précises.
  • Performante en version 6S.
  • Fixation de la verrière efficace
  • Vitesses folles possibles
  • Réglage précis du calage-piqueur du moteur grâce au couple moteur
  • Très robuste – pardonne des atterrissages quelques peu brutaux
  • Facile à transporter dans un coffre de voiture

CONTRE :

  • Le Lancé pas évident à cause de l’effet de couple du moteur !
  • Envergure : elle mériterait d’être 20 cm plus grande !
  • Perte de vue au delà de 150M
  1. Gautier dit :

    Bonjour,

    quels sont les caractéristiques du moteurs ?

    Merci

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