Eurofighter Graupner part 1 et 2 (construction et 1er vol)

15 juillet 2010 par MD Laisser une réponse »

Cette fois-ci on va faire dans le jet électrique à turbine. Ayant utilisé un Mirage 2000 du même constructeur Graupner qui ne m’a pas laissé de bons souvenirs pour cause de sous motorisation chronique, j’espère enfin un appareil « volable » de la maison Graupner dans la série JET électrique. La comparaison sera facile.

Dans la boite

La boite imposante  de l’Eurofighter de Graupner contient le modèle à assembler avec ses 3 servos déjà posés (2 pour les ailerons et 1 pour la commande de la roue avant) , le contrôleur et le moteur posés et cablés. Ce n’est pas un modèle destiné aux débutants, en conséquence je vais aller à l’essentiel.

La matière est très proche du polystyrène, c’est assez fragile. Les ajustages sont très corrects à l’image du cockpit déjà préparé avec ses aimants de fixation. Seule exception, les ailerons sur charnière plastique ont un BA droit même pas biseauté et pas vraiment alignés avec l’extrados.

L’assemblage des pièces de poly se fait à l’epoxy 5 minutes. Pour les ailes c’est assez sportif, car il n’y a pas de longeron, et on doit maintenir les moignons d’ailes à la main. Attention aux excès de colle, la notice indique que l’on peut les nettoyer à l’alcool ménager. Tout Faux l’alcool dissout et efface la peinture grise ! Cette peinture est mate et enregistre toutes les traces de doigts. En fait il vaut mieux la considérer comme un apprêt qu’une peinture de finition.

Dans la boite on trouve un tube de colle sans marque. Pour quoi faire ? je l’ai utilisé pour le collage du cockpit sur son berceau, mais aussi pour coller les 2 moustaches dans le fuselage. Cela tient, il y a peu d’efforts, pour le reste…

J’ai délibérément choisi de ne pas monter les réservoirs bombes et autres roquettes. C’est un peu trop guerrier à mon gout et ne doit pas améliorer l’aérodynamique et la finesse de l’oiseau. Je n’ai pas collé les nombreux autocollants fournis correspondant aux différents pays ayant choisi cet appareil.

moteur turbine contrôleur sont déjà installés

L’assemblage prends alors 2 heures max. Le centrage avec un accu 3S 2400mah de 230 grammes est trop avant. Agrandissez le logement vers l’arrière de 50mm. L’accès n’est pas facile, il faut jouer du cutteur et de la mini-perceuse idéalement avec flexible.

la turbine 6 pales diamètre 65mm est déjà installée dans le fuselage avec son contrôleur

Le train d’atterrissage est très rigide, ne comptez pas sur lui pour amortir les impacts lors de l’atterrissage, Graupner aurait pu prévoir des jambes tirées plus longues ou simplement coudées vers l’arrière. Les roue mousses sont légères mais rigides, pas beaucoup d’amortissement non plus à attendre.

L’appareil assemblé est superbe, la ligne est fluide et les proportions harmonieuses. C’est vraiment un bel avion.

comparé au Mirage 2000 Graupner L’eurofighter est capable de performance très supérieures en vitesse et distance de décollage. Le Mirage manque cruellement  de poussée comparativement.

Beau, oui mais il vole comment ?

Marcel Dassault avait l’habitude de dire qu’un avion pour voler doit être beau. Le concurrent du Rafale ne le démentira pas.

La conso au sol plein gaz approche 52A avec un accu Avionnic 2400 que j’utilise sur ma fun jet rapide avec des pointes à 65 sans pb. J’ai pu voir sur le net que que l’on pouvait lancer l’Eurofighter à la main sans courir ! pour un modèle a turbine c’est pas banal ! J’ai plutôt vu jusqu’à présent des avaleurs de piste dans les modèles à turbine électrique…

un appareil gris sur un ciel gris, on fait mieux pour la visibilité

Graupner  en conclusion dans sa notice nous disait,  »la construction est très simple mais le pilotage est exigeant « (!) on fait mieux pour rassurer le pilote avant le premier vol…

En fait il est plutôt facile, le décollage se fait en 20-30m sans vent, le taux de monté est de 45°, la vitesse très modérée, peut-être 80-100 km/h et le bruit de la turbine est bien présent. Il est particulièrement gentil dans ses approches, pas de décrochage violent, il reste à plat. Le tonneau est rapide et dans l’axe, le looping demande une prise de vitesse.  Moteur arrêté la finesse n’est pas géniale et le taux de chute important mais reste contrôlable aisément. Évidemment aucun effet de couple à la mise des gaz, mais une réactivité plus faible qu’une hélice. Cela vole avec du moteur, et plane peu, on sollicite beaucoup les accus avec une décharge constante à 30 A et des pointes à plus de 50. Mais quelle allure en vol !


Pour la prise de vue,  on n’est pas des champions, il cavale quand même le chasseur.

Première évaluation

L’Eurofighter est destiné au pilote moyen, sa vitesse d’évolution est raisonnable, il n’y a pas de mauvaises surprises. C’est un jet à turbine électrique facile capable de décoller aisément.

Si une : il vous faut des accus à la hauteur, des accus Extreme ont gonflé après un seul vol pourtant soft.

Points +

  • look clé en mains, il ne manque rien pour une maquette
  • facilité de pilotage (relative)
  • décollage court voire lancer main possible !
  • accessibilité accu, turbine
  • qualité de l’assemblage, des accessoires

Points -

ou points à améliorer
  • la peinture d’origine marque facilement
  • suspension inexistante des trains d’atterrissage
  • emplacement de l’accu trop restreint pour un centrage optimum
  • finition des ailerons

Bons vols

MD

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dernière minute, l’appareil du test est en vente prêt a voler avec l’accu qui va bien (et c’est un plus) chez milleniumRC à prix très raisonnable

il restera au futur pilote de monter ou pas toute la panoplie guerrière prévue par graupner.

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